TABLE DES MATIERES
LES
« FOUANS CROUTADOS »
LA
PETUGUE
LA
FORGE (ou la Conque)
LA
ROUVIERE
LA
FONT DE FILLIOL
LA
FONTAINE DE ST JEAN
LE
LAVOIR DE TALLIAN
LE
LAVOIR DU RAYOLET
LA
FONTAINE DE ROUMAGNAN
LA
SOURCE DU PINSOT
LES
AUTRES SOURCES OU POINTS D’EAU
SOURCES
DES BOIS
Les
sources se trouvant à mi-pente ou au pied des falaises du massif, face à la
mer.
Sources
se trouvant à l’intérieur du massif
HISTOIRES D’EAUX
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A notre époque de réchauffement climatique, accentué par la sécheresse naturelle de notre région, je pense qu’il n’est pas inutile de parler des réserves en eaux de Six-Fours. On
respecte ce que l’on connaît et mettre en valeur, rendre à son usage un puit,
entretenir un ruisseau, respecter une source, deviendra bientôt une
nécessité. L’eau
c’est la vie. A notre époque où elle coule à chaque robinet, on oublie que de
l’eau dépendait toute implantation humaine. Les anciens savaient la trouver,
la préserver et surtout l’économiser. |
Les puits les plus anciens (ceux des quartiers) souvent
situés sur d’anciens patecs, appartenaient et
appartiennent toujours à l’ensemble des habitants du quartier, ce qui
explique leur manque d’entretien actuel. Dans certains cas, si le chemin qui
traverse le quartier est devenu communal, englobant les patecs,
les puits appartiennent désormais à la commune. Certains de ces puits ont été
bouchés car ils représentaient un danger ou
une gêne pour la circulation (Talian). |
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Ce
nom désigne des fontaines couvertes (crotte = voûte). Fontaine dans le sens de
source : la font. Ce sont les plus anciennement aménagées, se situant aux
alentours du vieux village,
Il en existait cinq, il en reste trois.
Toutes les autres sources, qui étaient connues et utilisées, n’étaient pas
aménagées de cette manière, au moins jusqu’au 19° siècle.
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SITUATION : |
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SITUATION :
La source de
DESCRIPTION :
D’après Rémy Vidal (1876 environ) et Michel Cruciani (1967).
La fontaine est haute, présentant une ogive assez prononcée et son entrée est
défendue par une lourde grille de fer. A l’intérieur, la citerne est délimitée
par un cordon rectangulaire dont la garde en pierre à partiellement disparue
(1967) remplacée par deux robustes chevrons de bois.
La citerne seule mesure
Devant l’entrée, on trouvait, comme à
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ORIGINE DU NOM : |
de
Les quartiers se situant prés de la source de
Le surnom même de Catalan vient vraisemblablement du surnom de Castellan (au
12° siècle) qui désignait les gardiens du château.
On
ne peut exclure le fait que des maréchaux ferrant aient habité au quartier
Grand Chrestian et qu’il est possible qu’une forge ai existé à proximité de la source. En 1639, sont toujours citée
la font de Castel,
Le nom de Conque est donné à tous creux remplit d’eau, mais le mot provençal
étant caravaille, ce nom est relativement récent. A
noter que concha désigne la coquille St
Jacques (et par extension un creux où l’eau s’accumule). Il peut avoir exister
une pierre où ce symbole (les armes de la communauté) était gravé.
ACTUELLEMENT (2007) :
Le bassin est totalement inaccessible
SITUATION : |
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Elle
est constituée de fortes pierres, taillées dans des blocs de calcaires et
assemblées de manière assez grossière d’après Rémy Vidal.
En 1876, existait encore une auge de basalte tellement rongée par le temps,
« qu’il ne restait plus rien de sa forme primitive ».
ORIGINE DU NOM :
Comme pour
En vérité, c’est la source de CABRIOL ou de Cabry,
citée au 15° siècle.
Tout prés se situe le quartier Gabriel. En réalité,
c’était le quartier des Cabriol, s’est à dire des
gardiens de chèvres. Cette appellation est très ancienne, sans doute du 12°
siècle, comme pour le quartier des Pourquiers (pour
les porcs), de Collomb (pour les pigeons)…etc.
Ces implantations dépendaient directement du château, à cette époque toutes les
terres appartenaient au seigneur du lieu (ici les abbés de St Victor et avant
eux les vicomtes de Marseille).
Lors
de la création en 1843 d’un lavoir communal, on hésita entre la source du Rayolet et celle de
SITUATION :
Elle a donné son nom à un quartier. Elle se situerai en face
d’Intermaché, sur la droite de la traverse de
Cadastre napoléonien : Section A - N° 696
DESCRIPTION :
La seule que nous ayons est celle de Rémy Vidal au environ de 1876.
Son bassin, alimenté par une source d’eau très pure, jamais tarie, de
ORIGINE DU NOM :
C’est la plus anciennement citée de toute. Elle est nommée en 1038
dans une charte du cartulaire de St Victor.
En 1522 (manuscrit Denans ) il est question de la « vente d’une terre à
Je crois personnellement que cette source faisait partie d’un système
d’irrigation des plus anciens, Filhou désigne en occitan,
les canaux partant d’un lieu aménagé ou naturel appelé « maire des
eaux ».
NOTE : Certains se rappelleront que la zone occupée actuellement par l’Intermarché devenait un lac lors de fortes pluies.
La chapelle St Jean de Crotte dite St Jean le vieux ainsi que la source du même nom ont été détruites peu de temps après la révolution.
SITUATION :
Le quartier St jean existe toujours. Il se situe au nord-est de la
colline du vieux Six-Fours. François Jouglas situe la chapelle (1966) au croisement du chemin de
St Jean et de celui partant au nord vers le quartier de
M. Cruciani en 1987, situe la
fontaine… « enfouie sous les ronces, non
loin de l’oratoire de St Jean le vieux ».
Cadastre napoléonien : section B N° 267
DESCRIPTION :
Il n’existe pas de description de la fontaine St Jean, seulement
quelques références.
La chapelle de St Jean de Crotte était une des plus anciennes de Six-Fours, elle est citée en 1113, dans une charte de
l’abbaye de St Victor. En ce lieu existait un habitat gallo-romain (Entre le 1°
et le 5° siècle après J.C.).
« Les voûtes de ce grossier édifice (étaient) basses et mal arrondies, les
fenêtres de plein cintre, les murailles très lourdes et massives. Non loin
existait une agglomération de maisons dont il reste quelques vestiges. On
trouvait à cet endroit une belle fontaine. » Abbé Garrel 1866
« …quelques pans de murs de pierre, bâtis à chaux et à sable, pour
soutenir les terres, ainsi que deux blocs de basalte équarris indiquent
l’emplacement de la chapelle » Rémi Vidal 1876
ORIGINE DU NOM.
La fontaine existait avant la chapelle et lui a donné son surnom de
St Jean de Crotte.
Dans notre région on désigne par « fouan crotado » une source dont la citerne est voûtée.
Crotte provient d’une racine pré-latine « klotton » (creux), qui a donné, entre autre cros (ravin, petit vallon) et crotta
La source de MAFFOUSSA
Le lieu-dit de Malfossé est parmi les plus anciennement cité. Sur un document de 1197, réglant les différents survenus entre le Prieur de l’Abbaye de Saint Victor (qui représente l’Abbé, seigneur de Six-Fours) et les habitants, ont peut noter que le lieu est déjà habité (un B. Gavot y a une maison), défriché et cultivé en de nombreux endroits, qu’un droit de pâture est accordé aux autres habitants de Six-Fours.
Ce
lieu dit était plus étendu à cette époque, les premières implantations
d’habitations semblaient déjà exister, mais n’étaient que l’amorce des
futures « bastides » de Tallian et de Jaumard. Plus tard, comme encore aujourd’hui chez les
vieux six-fournais, Mafoussa ne désignera plus que la source elle-même. |
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DESCRIPTION : |
Lorsque
les ruisseaux coulaient une grande partie de l’année, ce lieu devait être très
difficile à traverser. Aujourd’hui des canalisations en ciment passent sous les
routes, remplaçant les anciens gués. En ce lieu, trois ruisseaux qui drainent
l’eau de tout le massif (côté Six-Fours) mêlent leurs
eaux : Le ruisseau des Barrelles, le Rayolet et le Roumagnan.
Les inondations de ces ruisseaux aux alentours de Tallian sont spectaculaires. Au niveau du chemin de la forêt, le Roumagnan et le Rayolet, qui viennent de se rejoindre, forment
littéralement un torrent de plus de
La source de Fontête
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SITUATION : |
Rapport
du 12 aout 1877 : Les puits (qui aliment le
bassin) ont besoin d’être nettoyés et approfondis, les tranchées où passent
les tuyaux doivent être rebouchées. Les tuyaux de poterie n’étant pas placés assez
bas, sont en partie brisés. |
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déplacées).
Après le bassin se situait le puit et le jardin du garde, tout le vallon
étant à l’époque cultivé, on voit de nos jours au printemps, fleurir les
rejetons sauvages des arbres fruitiers et d’ornement. (Toutes les lavandières
n’utilisaient pas le lavoir, Elles étendaient un drap au fond du ruisseau,
dans les conques, pour y faire leur lessive.) |
Rayolet : Le petit ruisseau
Caravailles : ce lieu-dit est cité dans le livre
terrier (cadastre) de 1587. Il signifie conque (creux naturel rempli d’eau). Le
chemin qui y mène s’appelle de nos jours le chemin des Conques.
AUJOURD’HUI :
Le lieu est dans un état d’abandon extrême, les interventions
ponctuelles ont été au mieux inefficaces, au pire dommageables. Dernièrement,
les « ribes » qui enserrent la piste ont
été détruites au tractopelle, en plusieurs points, la terre rejetée sur la végétation,
vers le ruisseau. Cela dans le but d’empêcher que la piste se dégrade lors des
grosses pluies. Il y avait d’autres moyens que cette destruction.
La source de Larme
Ou comment une source coule au plus profond du bois, mystérieuse et oubliée (pas de tous, mais une source, ça ne se dit pas…) alors qu’une autre porte son nom, ou plutôt un autre nom que celui qu’elle portait à l’origine. Mais chut…
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SITUATION : |
Dans
les années cinquante, lors du creusement de la route, le remblai formant
barrage, un étang s’était formé en contrebas, les grenouilles s’y
reproduisaient, les fougères grand aigle et les joncs prospéraient, les animaux
sauvages avaient de l’eau à boire. Hélas, comme l’eau débordait sur la route
lors des fortes pluies, une canalisation de gros diamètre fut posée sous la
route (années 80 ?). Adieu, grenouilles, têtards, point d’eau pour les
animaux du massif, les voitures ne mouillerons plus leurs pneus.
La société de chasse de Six-Fours a aménagé un petit
bassin alimenté par le puit, mais comme celui-ci n’est plus assez profond,
l’eau ne coule plus depuis 2005 hors les périodes de grosses pluies (de plus en
plus rares)
La vraie, elle, se situe dans un microscopique canyon où elle goutte du haut
d’un bloc de schiste de plus de trois mètres de haut, dans une conque naturelle
au milieu des ronces et des salsepareilles. La conque est comblée de graviers
et de terre. Mais les « larmes » d’eau tombent toujours, malgré la
sécheresse.
En
ORIGINE DU NOM :
Lorsqu’on parle de la fontaine, du ruisseau ou du chemin de Roumagan, il faudrait dire : le chemin, le ruisseau ou
la fontaine des Roumagnans.
Les roumagnans sont des pèlerins. Ici, ce sont les
pèlerins qui montaient à Notre Dame du Mai à la suite du miracle de 1625. Ces
chemins furent les premiers chemins de pèlerinage avant que les deux communes
se séparent (1657) et créent de concert le chemin des Oratoires qui passant sur
la « frontière » des deux communes rejoint la chapelle qui restait
indivise.
Roumagnan n’est pas un lieu dit, ce n’est qu’à partir
XIX° siècle qu’il empiétât sur les vrais lieux dits, beaucoup plus anciens.
Sur un cadastre de la fin du XV° siècle (incomplet) nous retrouvons le nom réel
que portait (et porte toujours) ce lieu : le Val de Larme, où de la source
de Larme, coule de ruisseau de Larme.
En occitan, un larmié est un sorcier, un solitaire
qui connaît les plantes et les animaux et qui est capable de soigner grâce a ce
savoir ancestral (à cette époque ce type de connaissance était démoniaque pour
l’église.
Certains y voient une déformation du val de l’orme. Il existe effectivement des
ormes (également appelés frênes), uniquement dans ce vallon. Mais je n’ai
rencontré qu’une fois cette orthographe.
L’explication la plus fumeuse et aberrante est que les femmes des hommes morts
lors de la « bataille » (douteuse) de
AUJOURD’HUI :
Bientôt l’eau deviendra aussi précieuse que l’or. Il serai possible
à peu de frais de refaire couler la fontaine de Roumagnan (la fausse) et aussi de recréer l’étang. Les vacanciers, aiment, entre deux
baignades, parcourir le massif. On ne bronze plus bêtement. Remettre en état
les anciens lavoirs ou les anciennes sources apporterait beaucoup de plaisir
aux six-fournais comme aux touristes.
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SITUATION : |
Quoique je n’ai pas la prétention de les connaître toutes, voici quelques autres sources, certaines connues de tous, d’autres privées, certaines dont l’emplacement a disparu même des mémoires, d’autres à secs depuis très longtemps mais non oubliées. Certaines ont conservé un nom d’autres l’ont perdu, si jamais elles en ont porté un. D’autres encore en portent plusieurs. Certes, il y aura des oublis et des imprécisions car je ne les ai pas toutes vues de mes yeux. Mais c’est la première fois qu’elles sont répertoriées, à ma connaissance. Si cet automne 2008 tient ses promesses et permet au massif de se recharger en eau, je tacherai d’aller les photographier.
Cette partie sera améliorée au fur et à
mesure de mes « découvertes » et de mes visites.
Si vous avez des renseignements n’hésitez
pas à me les communiquer.
De
Source
de
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Sources
du Quicon et de
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La
source de
Je pense qu’elle a subi le même sort, car elle se trouvait pratiquement à
l’aplomb d’ « Amphitria ».
La source du Pain de Sucre :
Située sur le cap Sicié lui-même, à droite (face à la mer) des bâtiments en
ruine, en descendant dans la crique qui abrite l’écueil appelé le « Pain
de Sucre »
Les sources du Trône et du Sourmier :
La première se trouve pratiquement au niveau de la mer, la seconde à mi
pente d’un sentier qui part du sentier principal qui mène des Jonquets ou de la station d’épuration au cap Sicié. Il est
fortement déconseillé de tenter la descente, le sentier principal s’étant déjà
lui même dégradé, les « drailles » qui mènent à la mer sont
extrêmement dangereuses. Cela est valable pour l’ensemble du massif.
La source du Jonquet :
Elle se trouve sur la seconde plage à droite des escaliers ; C’est une
plage naturiste. C’est la seule source du massif à être entretenue et aménagée. Source du Bœuf ou du Bau Rouge :
Avant Fabrégas et à gauche des escaliers qui descendent aux Jonquets, se trouve la « plage » du Bœuf, du nom de l’écueil qui s’y trouve. La source se trouve à l’aplomb de la batterie du Bau Rouge.
Les
sources du Roumagnan et du Rayolet :
Citées pour mémoire (voir plus haut)
Source des Fougères :
Elle se trouvait sur le sentier menant de l’actuelle route du Mai à la
colline «
Sources du Vallon de St Antoine :
Au départ des sentiers menant au sémaphore, elle se trouve au milieu des
arbres de Judée. Elle est captée par un puit-citerne.
Une autre source, sur la même veine, se trouvait un peu plus haut.
Sources de Belle pierre.
En contre bas de l’aire des masques, il faut suivre la route qui mène à Fabrégas, sur la gauche, un sentier rejoint Janas.
Dans un creux se trouve un bassin à ras de terre, sans doute aménagé par les
sociétés de Chasse.