TABLE DES MATIERES

 

LA COLLEGIALE SAINT-PIERRE_ 3 DE SIX-FOURS LES PLAGES_ 3

CHAPITRE 1° - HISTOIRE ET ORIGINE DE L'EDIFICE ET DU VIEUX SIX-FOURS - : 3

CHAPITRE 2 - LA NOUVELLE EGLISE GOTHIQUE –_ 6

CHAPITRE 3 – PRESENTATION SOMMAIRE DE LA COLLEGIALE  - 8

HERALDIQUE DE SIX-FOURS_ 13

L’ASSOCIATION_ 15

QUELQUES DATES A RETENIR SUR LA COLLEGIALE ET LE VIEUX SIX-FOURS_ 20

SIX-FOURS, SEX-FURNOS, SEX FURNIS : 23

 

 

 

 

 

 

L’association des

« Amis de la Collégiale et du Vieux Six-Fours »

BP 54 – 83 140 Six-Fours

Tél : 04.94.34.24.75

 

Vous informe que

la Collégiale Saint-Pierre de Six-Fours les Plages

 

est ouverte tous les jours, sauf le mardi

 

de 14H à 18H du 1° octobre au 30 avril

de 15 à 19H du 1° mai au 30 septembre

 

 

 

Vous trouverez ci dessous quelques renseignements sur :

l’histoire du Vieux Six-Fours (Six-Fors),

le dernier vestige existant : La COLLEGIALE,

l’association créée en 1971 par François JOUGLAS,

l’héraldique de Six-Fours et quelques dates importantes de l’histoire de ce site millénaire.

 

 

 

L’association est à votre disposition pour toutes visites guidées et pour tous renseignements complémentaires

 

 

 LA COLLEGIALE SAINT-PIERRE

DE SIX-FOURS LES PLAGES

 

 

AVANT PROPOS

 

Au carrefour des "baies du soleil", à quelques kilomètres de Toulon, la commune touristique de Six-Fours-les-Plages possède une richesse naturelle dans un site exceptionnel que la nature a comblé : ses plages, ses côtes, son climat, sa forêt avec sa flore méditerranéenne. Même si de nombreux historiens se sont penchés sur son remarquable patrimoine historique et artistique,  il revient aujourd'hui aux membres bénévoles de l’association de perpétuer et faire vivre ce patrimoine, héritage des générations passées.

Nous allons nous intéresser plus particulièrement à l'un des derniers vestiges du Vieux Six-Fours, " La Collégiale Saint-Pierre-es-liens", qui est aussi l'un des plus anciens et des plus importants.

Cette Collégiale fait partie du patrimoine historique et cultuel de la commune mais aussi de la Provence. Classé monument historique, dès le 20 décembre 1840,  le bâtiment, en dépit des vicissitudes du temps et des événements, se dresse avec fière allure depuis près d'un millénaire sur l'une des collines dominant la rade de Toulon, là même où vint se constituer le premier village de Six-Fours. Si la commune a finalement migré, au XIXéme siècle, dans la plaine, la Collégiale se veut être aujourd'hui le seul et l'un des plus précieux témoins de la mémoire Six-fournaise. Elle est située à 210m d'altitude, accolée au Fort de Six-Fours, au sommet d'une colline connue et reconnue, à l'Ouest de l'agglomération toulonnaise, semblant protéger ce merveilleux panorama. 

 

En 1962, une poignée de bénévoles, conduite par François Jouglas, convaincus de la valeur de ce patrimoine,  décidèrent, malgré l'énorme labeur qui s'ouvrait devant eux, de faire revivre ce lieu séculaire.

C'est en 1971, autour de "son père fondateur " François Jouglas, que " l'association des Amis de la Collégiale Saint Pierre et du Vieux Six Fours" est constituée. Sa vocation première résidait, en accord avec le Service des monuments historiques et la municipalité six-fournaise (propriétaire des lieux), en la sauvegarde et la conservation du monument.

De nos jours, l'association contribue essentiellement à faire connaître et admirer cet édifice religieux en assurant, grâce à ses hôtesses et à ses  membres bénévoles, l'accueil des visiteurs chaque jour sauf le mardi.

CHAPITRE 1° - HISTOIRE ET ORIGINE DE L'EDIFICE ET DU VIEUX SIX-FOURS - :

Cet édifice, église paroissiale de l’ancien village, sous le vocable « Saint Pierre-es-liens » (transformé au fil du temps en aux Liens) en mémoire de l’Apôtre prisonnier à Rome, est le seul vestige, encore existant et méconnu, de cette vieille ville fortifiée, partiellement disparue lors de la construction du Fort en 1875.

Lorsque l’on aborde la Collégiale, on découvre un ensemble architectural peu ordinaire comprenant plusieurs époques. Il serait peut-être plus exact de parler du mot édifice au pluriel, en effet si l’église gothique actuelle est du début du XVII° siècle

(1608), orientée Sud-Nord, elle a la particularité de croiser à angle droit l’ancienne église romane datée du XI° siècle ou avant et orientée Est- Ouest, en direction de Jérusalem, dont il subsiste aujourd’hui, heureusement, le transept et le chœur recouvert par un toit en escalier surmonté d’un clocher carré.Les recherches archéologiques menées, à partir de 1962, par François Jouglas et ses premiers compagnons ont permis de mettre à jour, sous le mur Est roman, une assise semi- circulaire s’appuyant sur le rocher et qui, vraisemblablement, constitue les fondations d’une chapelle primitive du IVème ou Vème siècle, sans doute elle-même bâtie sur les restes d’une acropole grecque ? (comme c’était bien souvent le cas pour les premiers édifices chrétiens).

Tout en faisant la part des choses entre tradition et réalité, il est certain que le christianisme s’implanta très tôt dans notre région et qu’il laissa fortement et durablement son empreinte. Des fouilles menées dans notre département et dans la Collégiale nous confortent sur la présence précoce de premiers chrétiens.

Pour étayer cette approche, nous ferons référence aux rares inscriptions, aux rares écrits arrivés jusqu’à nous et aux découvertes faites lors des fouilles :

* une inscription existe en bien mauvais état, sur le mur à droite du chœur de l’église romane. On peut la déchiffrer comme suit : «monumentum – CCCLXIIII - Sancto Petro »

* La présence d'un « baptistère», reconstitué en 1967 après la découverte de ses principaux éléments enfouis en 1830, celle d’une pierre d’Autel primitif, d’un  mur  semi - circulaire  dont la datation serait du IVème ou Vème siècle, sont autant d’éléments qui semblent attester la présence de ce premier édifice religieux.

L’effondrement de la puissance romaine aux V°et VI° va livrer la région aux invasions  barbares puis sarrasines, auxquelles s’ajoutera, jusqu’au X°siècle, une suite de guerres  intestines. Cette époque fortement troublée par les pillages et les incendies, ne nous éclaire pas sur ce qui s’y est déroulé car rien n'est parvenu à ce jour. Si le christianisme s’est largement organisé autour des évêques d’Arles et de Marseille, il a, dès le V° siècle, encouragé un mouvement monastique important qui se symbolise par la fondation de l’abbaye de St Victor de Marseille, fondé par Saint-Cassien . Elle va exercer une influence considérable sur de nombreuses communautés religieuses de la région.

L’église romane au XIéme

 

 

 Ses abbés fondent sur la terre de Provence de nombreux prieurés et recevraient des dons  de ces communautés. Ils ont pour  mission d’apporter toute aide morale et matérielle aux habitants et participer  par leur savoir-faire, leur instruction, leur travail, à la vie du village. Des exploitations agricoles sont créées, les salines des Embiez remises en état, des lieux de culte édifiés. L’abbé de St Victor devient «seigneur spirituel et temporel » de la cité de Six-Fours.Des documents montrent que Six-Fours était déjà un domaine de l'abbaye marseillaise dès le XI ° siècle.

La présence pontificale en Avignon à partir de 1309, ne fera qu’accentuer la  prospérité et l’influence pacificatrice de l’Eglise dans la région comme l’arrivée des princes de la Maison d’Anjou, proches parents des rois de France, dans la famille des Comtes de Provence.

CHAPITRE 2 - LA NOUVELLE EGLISE GOTHIQUE –

Au XV° siècle le prieuré de Six-Fours était un des plus importants de la région. L’accroissement de la population six-fournaise incite les autorités religieuses à procéder à l'édification d'un nouvel édifice.

On détruisit une partie de la nef romane ainsi que le prieuré. La première pierre fut posée en 1608. Sa forme gothique actuelle (6 chapelles) ne sera consacrée que vingt ans plus tard, le 3 juin 1634 par Monseigneur Auguste Forbin, de Solliès, alors évêque de Toulon. Lors de la cérémonie, les reliques de Saint Cyprien de Toulon et de Saint Mandrier de Six-Fours seront déposées au sein du maître autel.

 L’année suivante Jacques Lombard,

curé de Six-Fours de 1610 à 1660, se rend à Rome et le Pape Urbain VIII, Souverain Pontife concède à perpétuité, pour l'église six-fournaise le «pouvoir des clefs de Saint-Pierre ». La bulle pontificale sera ensuite annexée par arrêté du Parlement de Provence et enregistrée au greffe de la cour à Aix en 1635.


Ces clefs
(9), symbole du pouvoir temporel et spirituel de l'Eglise sont "présentées aux malades d'esprit ainsi qu'à ceux qui font l'objet de morsures d'animaux venimeux".
Disparues lors de l’épisode révolutionnaire, elles viennent grâce à l’association d’être refaites et le Pape Jean-Paul II devrait procéder à leur bénédiction en octobre 2004. On se rendait de toute la région à Six-fours pour recevoir l’imposition des clefs sur «l’autel vieux ». La tradition continue de nos jours, la fête votive de la St Pierre continue d'être célébrée le premier dimanche août. Elle fait suite à la guérison miraculeuse d’un enfant d’Ollioules en 1655 et à la dévotion perpétuelle que ses descendants continuent d’honorer.

Le 19 novembre 1648, le Cardinal Antoine de Richelieu, Primat des Gaules, Grand aumônier de France, mais aussi commanditaire de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille, érige l'église Saint-Pierre en Collégiale. Fort de ce privilège, la nouvelle Collégiale, placée sous le vocable de Saint-Pierre les Liens, se dote en 1656 de 60 stalles en noyer (œuvre de Pierre ARNAUD de Toulon) et d’un orgue (d’Etienne SENAULT de Bourges), dont il  reste de nos jours 26 stalles et le buffet d’orgue. L’instrumentation est malheureusement hors d'usage.

L'épisode révolutionnaire ne voit disparaître qu’une faible partie du trésor de la Collégiale. En effet la plupart des œuvres d'art échappèrent au pillages.

En 1801, après la signature du Concordat entre l'Eglise et le Gouvernement du Premier Consul, la Collégiale fut transformée en église paroissiale.

L'émigration des Six-fournais pour la plaine et le bord de mer, s’accentue avec le transfert du village vers Reynier en 1798. Elle a pour conséquence fâcheuse de voir la Collégiale se vider de ses paroissiens.

Le 20 décembre 1840 la Collégiale St Pierre est classée monument historique après le passage dans le Var de Prospère Mérimée, Inspecteur général des monuments historiques.

Cependant, l’état du monument se détériore à nouveau avec la disparition du vieux village puis  la construction du fort militaire (1875-1877).  En 1917, l'édifice perd son titre d’église paroissiale mais conserve celui de Collégiale. 

A la Libération, en août 1944, alors que le fort est occupé par une forte garnison allemande, la Collégiale Saint-Pierre subira de sérieux dommages occasionnés par les bombardements aériens et navals sur le Fort. Heureusement, peu de coups directs mais des dégâts sur les toitures et vitraux. De plus elle était abandonnée, ouvertes à tous les vents et servit d’écurie aux chevaux. Ce triste état nécessita la réfection totale de la toiture.

Aujourd'hui, l’édifice, grâce à « l’Association des  Amis de la Collégiale et du Vieux Six-Fours », elle  est ouverte au public tout au long de l'année, et lors d'occasions solennelles le culte y est célébré. L'apôtre Pierre est honoré chaque année, le premier dimanche d'août, avec une messe traditionnelle accompagnée de chants provençaux. Il se déroule alors une émouvante procession au son des fifres et des tambourins du groupe culturel de Sicié « Lou Raioulet ».

Depuis 1975, elle est devenue, avec les Nuits de la Collégiale, un lieu de rencontres culturelles et présente en particulier plusieurs concerts dans le cadre du Festival de musique de Toulon et de sa région. Enfin, on ne manquera pas à l’arrivée de remarquer un magnifique micocoulier (l’arbre de la liberté) qui a était planté en 1796 pour célébrer une fête civique dans toute la République en mémoire de «la juste punition du dernier roi ».

CHAPITRE 3 – PRESENTATION SOMMAIRE DE LA COLLEGIALE  -

Caractéristiques du bâtiment : L'église romane

En arrivant dans cet édifice, notre regard est attiré par un ensemble architectural curieux et tourmenté : une façade percée d’une porte romane avec une fenêtre gothique, un clocher carré et trapu, l’ensemble surmonté d’une série de toitures en tuiles.

La partie romane mesure 25 mètres de longueur, 15,90 mètres de largeur entre chacun des collatéraux pour une hauteur de près de 10 mètres.

Elle a été réalisée pierres calcaires gris bleu d’Evenos.

Si on ne connaît pas la date exacte de son origine, l’église porte, dans son architecture, la marque de style roman : sombre, massive, en forme de croix latine avec deux chapelles légèrement trapézoïdales à fenestrages en biseau étroit et cintré. Sa voûte en berceau permet à l’ensemble de dégager une impression de force tranquille et parfaitement équilibrée.

En rentrant par la grande porte principale, on débouche sous la tribune supportant «l’orgue», actuellement hors d’usage, ses tuyaux d’origine ayant disparu. Les orgues cessèrent de résonner vers 1840. Le buffet du XVII° présente encore un bel aspect. Elles avaient été commandées à Etienne Senault, fabricant d’orgues à Bourges (capitale du Berry) et installées  en 1656.

 

Dans le chœur, on peut observer un autel imposant  datant assurément du  Vème siècle. Il convient de noter la rareté de ce type d'autels rencontrés dès les premiers temps du christianisme.
On remarquera une jolie «statuette en albâtre » du XVII°  «la Vierge à l’Enfant » (Ecole Pierre Puget)

* Derrière l’autel, mis à jour en 1965, un mur semi-circulaire, qui est le vestige d’une «abside » semi-circulaire, ainsi qu’un réseau de caniveaux en pierres non maçonnées, antérieurs à la construction de l’église romane qui passait sous le sol de l’église romane (vraisemblablement du V ou VIème siècle.

 

De part et d’autre de la nef, deux chapelles ou collatéraux : chapelle Sainte-Catherine, aujourd'hui chapelle de l'enfant Jésus et Chapelle Sainte-Madeleine

 

A l’extrémité Ouest de l’Eglise romane, ou Chapelle Ste Philomène  on remarque le Baptistère du V° siècle,  quelques objets trouvés lors des fouilles et le  * Polyptyque de 1487 «la Vierge à l’enfant » CMH en 1898

Comportant deux registres de 5 panneaux, il est attribué à Louis BREA (1450-1489) artiste, issu d’une lignée de peintres niçois qui laissa de nombreux polyptyques au XV° en Provence et en Ligurie. Un bien rare chef d’œuvre, prémice de la Renaissance, qui met en avant la profonde mysticité des saints personnages les plus vénérés à Six-Fours dans les temps anciens.

 

Evolution de la partie romane et rappel historique

Au XIII° siècle le Prieuré de Six-Fours était un des plus importants de la région. Un clocher fût installé à cheval sur le mur Est de la nef romane et plus grave, on procéda à la  démolition d’une grande partie du mur Nord et de la voûte centrale  pour construire la nouvelle église. De forme carrée, il possède quatre baies dont deux sont munies de cloches. Celles d'origine furent vraisemblablement, comme tant d'autres,  fondues à la Révolution. Les deux actuellement en place datent de la fin du XIX° et sont l'œuvre du fondeur marseillais Eugène Baudouin.

Vers la fin du XIV°, l’influence de St Victor commença à décliner, les moines furent rappelés dans leur monastère et remplacés par des prêtres séculiers qui seront à la fois soumis à l’abbé de St Victor et à l’Evêque de Toulon.


La partie gothique
est l'œuvre de l'architecte Guillaume Borelly de Marseille.

Comme nous l’avons mentionné, on découvre une architecture curieuse. Faute de terrain disponible, il a fallu sacrifier une partie de l’ancienne église. La partie gothique s'encastre dans le monument roman (dont une partie de la façade Nord a dû être démolie). Cette église nouvelle mesure 37,50 mètres de long sur 21mètres de large pour une hauteur totale de 14,50 mètres. Elle a été réalisée en pierres locales (schiste) tandis que les piliers sont en calcaire rose de la Couronne à Marseille. Elle  comporte 6 chapelles latérales.

A l’Ouest, on trouve la Chapelle Saint Joseph Elle doit son nom à l’écusson sculpté représentant St Joseph, à la base et sur le devant de l’autel. Au dessus de l’autel de la chapelle un tableau représentant «Une Sainte Famille »  du XVII° siècle.

 Sur le mur Sud : un tableau (école du Midi de la France) «l’apothéose de Sainte Cécile » dont la composition est organisée en deux registres représentant Sainte Cécile  jouant de l’orgue (patronne des musiciens) en compagnie de deux saintes inconnues. Fin du XVII° siècle.


Dans la Chapelle du Rosaire
 : un tableau représentant « La descente de Croix » (1604)  (école du Midi de la France) de Stellaert François Vander

Horace Vernet,  grand peintre français, eut ce commentaire a propos de ce tableau et du polyptyque : il est dommage que de pareils trésors soient inconnus et se trouvent ensevelis dans le fond des provinces.

Mur Nord : * « La Madone du Rosaire » du XVII° siècle – (école du Midi)

Ce tableau comprend une multitude d’anges ainsi que Saint-Dominique, Sainte-Catherine de Sienne et diverses scènes  très détaillés du mystère de la passion. Ce mystère est une dévotion répandue à la fin du XVème siècle et propagée par les Dominicains.

Cette œuvre d’un art et d’un travail infini, avec un sujet iconographique très particulier, pourrait être mise en rapport avec l’installation de la confrérie du Rosaire à Six-Fours.

 

Chapelle Saint Anne

Deux tableaux représentant : « Saint Anne » XVI° siècle – CMH en 1911, vraisemblablement de la 2° école de Fontainebleau

Et la « Vierge et l’Enfant Jésus avec Sainte Anne »

Toile naïve du XVII° de Charles PIERRET organisée en deux registres 

En 1971, fut réouverte sur le mur Ouest de cette chapelle, une porte qui, autrefois, communiquait avec l’hôpital Saint Jacques lequel existait déjà au XVI° siècle et qui fut entièrement détruit à la Révolution. C’est par cette porte, que l’on transportait les morts vers le terrain qui devint cimetière (Rep 21). En effet après un décret du Roi Louis XV, le 15 mai 1776, il fut interdit d’inhumer dans les caveaux des églises. Sur ordre de l’Evêque de Toulon, les caveaux furent en partie vidés et les ossements transférés dans un fossé qui devint cimetière.

Dans toutes les chapelles, nous pourrons remarquer quelques ex-voto et quelques bustes reliquaires des différents saints vénérés à cette époque

Le Maître-autel

* Devant le Maître-autel, une statue en bois de St Pierre du XIX° siècle (elle est portée à dos d’hommes lors de la fête votive du premier dimanche d’août).

 

On remarque :

* un autel en marbre blanc de la fin du XIX° siècle

Dans la partie Est, la Chapelle du Purgatoire

* Un tableau représentant « Le jugement dernier » ou «les âmes du Purgatoire » (1628) – CMH en 1911 de Guillaume GREVE. Il représente le Purgatoire dans lequel les âmes, dans la douleur et la résignation, attendent l’heure de leur délivrance

* Sur le mur Sud «une prédelle » du XVII° siècle  - CMH en 1911 - qui peut-être attribuée à G.Grewe et où l’enfer est peint dans un genre du XV°.

* Cette chapelle comporte quatre caveaux voûtés. Sous une vitre, on distingue l’intérieur d’un caveau avec un exemple de sépulture sommaire (ossements, et restes de cercueils) évidemment antérieure à 1776. C’est  par un décret du roi Louis XV,  le 15 mai 1776, que l’on interdit d’inhumer dans les caveaux des églises, certains furent vidés et transportés dans un fossé, d’autres furent condamnés.

 

Dans la Chapelle «Saint Clair », restaurée en 1971,  un beau triptyque représentant «Saint-Clair avec Saint-Bernard et Sainte Théophila »  XVI° siècle - CMH en 1912 » . Il est structuré en deux registres : la partie inférieure est composée d’un encadrement à trois personnages peints, la partie supérieure est surmontée d’une voussure en demi-berceau formant ciel.  Il est daté de 1550 (origine Ecole française)

Un autre tableau représente un  « Saint évêque » (Saint Clair ) daté de 1624

* Sous la vitre «un caveau » avec des ossements retrouvés lors des fouilles réalisées pour la mise à jour du sol de l’église romane (-0,80m). ils proviennent d’un cimetière antérieur au XV° siècle et déclassé. 

 (La Vierge qui a servi de modèle est Valentine, la fille du baron Haussmann : préfet de la Seine sous le second Empire). 

Dans la Chapelle des «Carmes » une  «statue de la Vierge de l’Assomption » en marbre blanc de 1,30m de hauteur qui est attribuée à Pierre Puget.

Un tableau représentant «la fuite en Egypte » du XVII° siècle.

 

Un autre tableau représentant la «Vierge de l’Assomption » de Feraud (1840). C’est une copie du célèbre tableau du même nom de B. Murillo.

L’environnement «des paysages de Léonard de Vinci »

 

La montée du Fort, vers la Collégiale Saint-Pierre, est une petite route «de montagne» de 1,3Km qui serpente entre pins, oliviers et garrigue. Elle mène les visiteurs à environ 210m d’altitude.

Le périple peut se faire en empruntant à pied le petit sentier (ancienne calade) qui part de l’oratoire, en faisant le tour de la colline par le coupe-feu réalisé après le terrible incendie de 1985.

Vous admirerez le magnifique panorama périphérique qui s’offre à vous : la rade de Toulon avec les sommets du mont Caume (796m),du Coudon (702m), du Faron (665m), Giens, Ollioules, Evenos, La Seyne, Six-Fours avec son centre-ville, la forêt du Cap Sicié avec la chapelle de Notre Dame du Mai et le pylône relais de télévision (357m), Le Brusc, les Eumbiez, les Lônes, Sanary, Bandol, Le bec de l’aigle de la Ciotat.

Ruine de la Chapelle St Elme  avec son panorama sur l’ouest

 

Le 13 avril 1861, Gorges Sand en convalescence à Tamaris «monte » à Six-Fours : «c’est dur de monter à pieds, la vue est immense et magnifique, ça me rappelle les fonds de paysage de Léonard de Vinci » (Voyage dit du  midi 1861)

 

HERALDIQUE DE SIX-FOURS

L’ancien cachet  «le grand cachet de Six-Fors »,
 « le scal de Six-Fors le grand 1323 »

Ces cachets portaient en leur centre un écu soutenu de lauriers portant une coquille de pèlerin.

 

Le seel de Six-Fors

Portait au centre le même écu que le cachet.

 

Armoiries de Six-Fours :

 

Actuellement, elles sont représentées par :

« une coquille d’argent ombrée de sable » avec comme ornements

extérieurs «un écu timbré d’une couronne murale d’or à trois tours

soutenu par deux palmes d’or à la pointe passée en sautoir » (enregistrée à l’Armorial des communes de Provence le 20 novembre 1696 et à l’Armorial général de la bibliothèque nationale de Paris le 20 juillet 1700).

A noter qu’en 1323, le fond était d’azur. La présence de la coquille de pèlerin dans les armes de Six-fours honore peut-être la mémoire de Hugues Geoffroy, comte de Provence et seigneur de Six-Fours de 1053 à 1063. Il légua ses biens aux abbés de St Victor avant de partir pour la Terre Sainte.

 

 

  

 

Blason de la Collégiale St Pierre de Six-Fours :

Il est «d’azur à la croix hendée d’argent, à deux clefs posées en sautoir ».

 

Le blason est inspiré des clefs de St Pierre, patron de l’église de Six-Fours. La date de 1651 correspond à peu prés à la date de l’érection de l’église en Collégiale (1648)

L’ASSOCIATION

« Les Amis de la Collégiale Saint-Pierre et du Vieux Six-Fours »

Qui mieux que le Commandant Guérin pouvait  rendre hommage à cette poignée de bénévoles (mais qui malheureusement nous a quitté le 29 août 2004):

François Jouglas, ingénieur à la SNCF, historien, conférencier, membre de l’Académie du Var, issu d’une vielle famille locale, avait depuis longtemps certainement fait le vœu de sortir de sa torpeur et de son demi-oubli la Collégiale du Vieux Six-Fours qui lui était particulièrement chère.
Ainsi en 1962, la retraite venue, il rassemble autour de lui un groupe d’amis qui acceptent d’œuvrer bénévolement à la réalisation de ce projet. Quelques noms pour la postérité : Monfourny, Petetin, Montazel, Debray, Melle Valacca, Francis Cautelier… Et ce beau monde de s’atteler à une tâche énorme qui consiste à rendre, à cette église, son intégrité, son éclat, sa renommée. Cela durera plus de 25 ans avec beaucoup de patience, de persévérance et de sueur sans oublier les bénévoles qui succédaient aux bénévoles.

Première tâche, restituer à la vieille nef romane, pour sa partie encore existante, son aspect d’avant 1608. François Jouglas retrouve et reconstitue le sol dissimulé sous 80cm de remblai. Pour commencer, il fallut déplacer le grand Autel primitif, démonter et transférer dans l’église gothique le polyptyque et le grand retable l’encadrant. Au cours de ces travaux,  l’équipe découvre l’assise semi-circulaire d’un sanctuaire primitif et François Jouglas découvre sous la table du grand autel, les vestiges des reliques (de Saint Mandrier et Saint Cyprien). Elles se trouvent aujourd’hui derrière le Maître-autel.
Après une interruption due au non-renouvellement de l’autorisation de fouilles, le labeur reprit en 1970 avec l’appoint de nouveaux bénévoles : Guérin, Creus, Louage, Lodier.

1983 – Sondage Chapelle St Catherine – Cautelier, Ridor

Cette poignée de bénévoles décide de donner au projet une existence officielle en créant, en 1971, une association (loi 1901) «les Amis de la Collégiale Saint-Pierre et du Vieux Six-Fours». François Jouglas rédige les statuts et l’on arrive tout juste à composer un bureau.

Nantie de deux documents, l’un de l’Architecte départemental, l’autre du Conservateur des objets d’Art du Var, l’Association est alors autorisée à effectuer des travaux de « strict entretien » ? Avant d’entretenir, il fallait l’évidence avoir quelque chose à entretenir.

Solution : restaurer, découvrir, construire… La municipalité de l’époque, emmené par son Maire, le Docteur Baptiste, donna son accord sans aucune formalité préalable.Les semaines, les mois, les années passèrent. C’était un travail immense et sans fin dont on n’entrevoyait jamais le bout. D’autres bénévoles : Quatreville, Ridor, Bisaro…Certains venaient une journée voire une semaine mais voulaient surtout participer aux fouilles. Toutefois dans ce genre d’activités nous étions étroitement surveillés par des responsables archéologiques, mais les travaux dépassaient en fait largement le « strict entretien ».

Les principes généraux étaient respectés : ne rien détruire, ne rien transformer. L’architecte des monuments historiques se montrera toujours satisfait.

Certains travaux furent assez pénibles car ils allaient de la toiture jusqu’au fond des caveaux :soit une multitude de travaux divers se chiffrant par des milliers d’heures de travail, avec l’aide des Services techniques de la municipalité sous la conduite d’Alain Decorme. Il convient d’ajouter l’aide occasionnelle apportée par un groupe de jeunes de Bourges, par les élèves du CIN St Mandrier, des appelés du Fort, l’entreprise Quélin de Brignoles chargée un temps de la réfection complète des charpentes et toitures qui nous apporta ses conseils et nous alimentait gracieusement en chaux hydraulique «réglementaire ».

1984 – Les jeunes de Bourges avec M.Ridor

Gilbert Louage, artiste peintre décorateur Six-Fournais, procède au délicat nettoyage des colonnes d’un retable en 1972

Un aperçu de l’importance des travaux en 1972 réalisés par une poignée de bénévoles et d’artisans locaux sous la conduite de François Jouglas, avec l’accord des autorités officielles :

les tableaux décrochés pour nettoyage, les retables déposés pour restauration, des heures, des jours, des années d’un travail phénoménal que nous pouvons admirer aujourd’hui.

C’est l’art dans toute sa perfection qui a retrouvé sa fraîcheur originelle et qui réjouit nos yeux.

Quelques objets découverts au cours des travaux :

débris de fioles, cruchons, monnaies, médailles…

 

Le 10 octobre 1979, François Jouglas nous quittait et l’on peut croire que St Pierre l’attendait, au coin de la porte, pour lui remettre la palme du bon et loyal serviteur.

 

D’autres tâches viendront s’ajouter : recrutement de nouveaux adhérents, l’accueil des visiteurs de plus en plus nombreux, la mise en place d’une «boutique » afin d’arrondir nos finances et l’organisation de concerts : le Festival de Provence, le Collège Vocal de Bandol, les chorales locales et la venue d’artistes prestigieux : Lily Laskine, Fontanarosa, Madeleine de Valmalete…et bien d’autres.
Le mouvement culturel n’a fait que s’amplifier au cours des ans pour intégrer de nos jours les prestigieuses et renommées «Nuits de la Collégiale »

 

L’Association était en place, la relève assurée, les tableaux les plus altérés pouvaient être envoyés en restauration vers des ateliers agréés.

En 1985, grâce à des crédits des monuments historiques, il fut entrepris la réfection partielle des toitures, ainsi que  de la charpente de la nef gothique.

En 1996, la municipalité faisait remettre en état une toute petite partie des vitraux en conformité avec ceux réalisés en 1865.
De nos jours, la municipalité envisage la réfection de la 2° tranche de la toiture pour fin 2004. A cette occasion, il est permis d’espérer la reprise de la restauration des revêtements intérieurs et surtout la remise en état des «fresques liturgiques » découvertes en 1999. Il restera encore des travaux comme un local adapté pour les hôtesses, des œuvres à rénover. Mais que de chemin parcouru depuis une certaine année «1962 ».

 

Le Bureau actuel exprime toute sa gratitude à l’équipe de François Jouglas, et au Commandant Guérin, qui nous a quitté en cette année 2004. Ils n’ignoraient pas en commençant ce dur labeur qu’ils y auraient toujours des amis bénévoles pour faire perdurer son rayonnement.

Nous avons voulu rendre hommage à ces «Compagnons » et surtout montrer à ceux qui liront ces lignes l’immense tâche accomplie. Il convient d’imaginer l’état délabré, exposé aux vents d’Est, dans lequel nos prédécesseurs ont trouvé ce sanctuaire. Si lors de la Révolution les dégâts furent limités, grâce à l’intervention énergique du père Fournier, l’abandon fin du XVIII° des paroissiens pour l’église de Reynier, la construction du Fort, les tirs de DCA, les dégâts dus aux explosions pendant la dernière guerre n’ont fait que concourir à ce délabrement. Sans compter les «colossaux » soins apportés et consacrés aux œuvres d’art si fragiles et si vulnérables restées sans entretien et à l’abandon.

Quel plaisir de nos jours lorsque nous découvrons ce patrimoine séculaire quelque peu oublié ou méconnu mais pourtant d’une grande richesse artistique et culturelle.

 

Chers amis, vous avez apprécié ces quelques lignes et découverts partiellement ce patrimoine. Les membres bénévoles de l’association seraient heureux de vous recevoir dans ce lieu millénaire et vous pourrez faire partie des 15 000 visiteurs qui chaque année admirent et apprécient le dernier vestige du Vieux Six-Fours.

Vous pourrez ainsi participer à la conservation de la Collégiale en nous faisons parvenir vos dons  à l’association «des Amis de la Collégiale et du Vieux Six-Fours » - BP 54   –  83 140 Six-Fours.

Nous vous en remercions.

 

 

 

Le Bureau

 

QUELQUES DATES A RETENIR SUR LA COLLEGIALE ET LE VIEUX SIX-FOURS

 

- 40 000 ans avant J-C : occupation humaine découverte au Brusc (Tauren, Tauroentum)

- 500 ans : Création de Six-Fours  attribuée aux Phocéens

49 : Chute de l’empire romain, bataille dans la Baie de Sanary (face à la Coudoulière) entre Pompée et Brutus

Vers 375 : Présence chrétienne sur la colline de Six-Fours et construction d’un castrum

757 : incursions sarrasines, Six-Fours est envahi, des habitants sont déportés, d’autres fuient vers l’arrière pays

950 : « Bataille » de Malogineste contre les Sarrasins

1035 : Dons de domaines de Sex Furni à l’abbaye de St Victor – Construction de l’église romane

1068 : les moines tiraient du sel des salines des Embiez

1268 : Construction de la chapelle de Pépiole

1376 octobre : Escale du pape Grégoire IX aux Embiez

1387 : Six-Fours obtiennent de grands privilèges de la Reine Jeanne

Jusqu’en 1392 : Six-Fours dépend de l’Abbaye de St Victor

1539 octobre : Rédaction des actes en français à la place du Latin, diminution de la langue provençale

1486 décembre : Rattachement de Six-Fours et de la Provence au Roi de France.

1558 avril : Emprunt du roi de France Henri II à la communauté de «Six-Fours-le-Grand »

La cité est à son apogée

1578 décembre : Création d’une deuxième enceinte fortifiée autour du village, elle sera terminée en 1633

1593 : L’île des Embiez passe à la famille Lombard «seigneurs de St Cécile »

1602 : Construction aux Embiez de la chapelle et du château en 1612

1608 : Construction de l’église gothique St Pierre. Six-Fours comprend 1241 familles pour 4800 habitants.

1625 : La foudre frappe la tour de Sicié, les pénitents construiront la chapelle « N.D de Bonne garde »

1635 : «le pouvoir des clefs » par le pape Urbain VIII

1650 : L’église est érigée en Collégiale

1655 : Guérison d’un enfant d’Ollioules qui entraînera la procession le 1° dimanche d’août

1657 juillet : Séparation de la Seyne et St Mandrier (lettres patentes de Louis XIV)

1700 juillet : les armoiries de Six-Fours sont enregistrées à l’Armorial général de France

1793 septembre : Passage de Bonaparte sur la colline «nid d’aigle »

1798 : Transfert du centre administratif à Reynier

1831 : Construction de la nouvelle Mairie à Reynier. 

1840 : La Collégiale est classée monument historique par Prosper Mérimée (2400 habitants, dont 130 au vieux village)

1846-1850 : Construction des batteries du Cap Nègre et des Embiez

1861 avril : Visite de Gorges Sand : «les paysages de Léonard de Vinci »

1866 avril : importante procession à Sicié pour célébrer la cessation du choléra et début des pèlerinages de mai

1875-1877 : Construction du Fort

1890 ; Six-Fours prend la dénomination de Six-Fours /Reynier

1903 : Début d’installation d’un abri côtier et d’une usine de tuileries à la Coudoulière (la Coudouriero)

1912 : Première ligne d’autobus pour remplacer les diligences

1914 : Premier cinéma à Reynier par Louis Bonnet

1917 Août : Premier tramway

1923 : Six-fours devient «Six-Fours la plage »

1942 novembre : les Allemands occupent Six-Fours et le Fort

1944 mai : Visite de Rommel au Fort de Six-Fours

1944  25 août : libération de Six-Fours et du Fort par le Lieutenant Caniot

1947 : Installation au Fort d’un centre de transmission pour la Marine

1950 : les dernières maisons du vieux Six-Fours sont détruites

1963 : 1er livre de François Jouglas « Histoire du Vieux Six-Fours »

1962 : Début de la remise en état et des fouilles à la Collégiale

1962 : Arrivée importante de réfugiés d’Algérie (9 122 habitants au recensement)

1971 : Création de l’association des «Amis de la Collégiale Saint-Pierre et du Vieux Six-Fours » par François Jouglas

1973 : Six-Fours reçoit officiellement le nom de « Six-Fours-les-Plages » et atteint 19 000 hab.

1975 : Début des concerts et des « Nuits de la Collégiale »

1977 : Construction du nouvel « Hôtel de ville »

 

Les événements et l’actualité sont plus récents, je laisse le soin aux électeurs de les vivre mais surtout de profiter de ce patrimoine en particulier de la Collégiale sachant que les bénévoles de l’association sont à votre disposition pour en parler et continuer à la pérenniser.

 

Le Bureau vous informe et vous rappelle que la Collégiale est ouverte au public tout au long de l'année sauf le mardi. D’autre part, lors d'occasions solennelles le culte y est célébré : à Pâques, les communions du mois de mai, la fête votive le premier dimanche d’août et la messe de minuit le 24 décembre.

 

Vue de la Collégiale sur la rade de Toulon

 

 

SIX-FOURS, SEX-FURNOS, SEX FURNIS :

 

Ancien four, ancien feu, ancien fort ou village fortifié, c’est cette version qui est la plus plausible comme le disait le notaire Jean DENANS en 1706 en situant ces lieux fortifiés :

Au Peyron (vieux chemin de La Seyne à Toulon), au Croton (route de Tamaris),

Le Brusc, Le Cap Nègre, La Lône et Six-Fours (le vieux villag e)

 

 

 

 

Hugues GEOFFROY, comte de Provence et Seigneur de Six-Fours,  légua ses terres aux abbés de Saint-Victor avant de partir pour la Terre Sainte.

Ces armes portaient la coquille de Saint-Jacques, insigne de ceux qui marchent vers Dieu, symbole d’éternité