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TABLE DES MATIERES
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LA COLLEGIALE SAINT-PIERRE DE SIX-FOURS LES PLAGES CHAPITRE 1° - HISTOIRE ET ORIGINE DE L'EDIFICE ET DU VIEUX SIX-FOURS - : CHAPITRE 2 - LA NOUVELLE EGLISE GOTHIQUE – CHAPITRE 3 – PRESENTATION SOMMAIRE DE LA COLLEGIALE - QUELQUES DATES A RETENIR SUR LA COLLEGIALE ET LE VIEUX SIX-FOURS SIX-FOURS, SEX-FURNOS, SEX FURNIS :
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L’association des « Amis de BP 54 – 83 140 Six-Fours Tél : 04.94.34.24.75
Vous informe que
est ouverte tous les jours, sauf le mardi
de 14H à 18H du 1° octobre au 30 avril de 15 à 19H du 1° mai au 30 septembre
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Vous trouverez ci dessous quelques renseignements sur : l’histoire du Vieux Six-Fours (Six-Fors), le dernier vestige
existant : l’association créée en 1971 par François JOUGLAS, l’héraldique de Six-Fours et quelques dates importantes de l’histoire de ce site millénaire.
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L’association est à votre disposition pour toutes visites guidées et pour tous renseignements complémentaires
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CHAPITRE 1° - HISTOIRE ET ORIGINE DE L'EDIFICE ET DU VIEUX SIX-FOURS - : |
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Cet édifice, église paroissiale de l’ancien village, sous le vocable « Saint Pierre-es-liens » (transformé au fil du temps en aux Liens) en mémoire de l’Apôtre prisonnier à Rome, est le seul vestige, encore existant et méconnu, de cette vieille ville fortifiée, partiellement disparue lors de la construction du Fort en 1875. Lorsque
l’on aborde |
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(1608), orientée Sud-Nord, elle a la particularité de croiser à angle droit l’ancienne église romane datée du XI° siècle ou avant et orientée Est- Ouest, en direction de Jérusalem, dont il subsiste aujourd’hui, heureusement, le transept et le chœur recouvert par un toit en escalier surmonté d’un clocher carré.Les recherches archéologiques menées, à partir de 1962, par François Jouglas et ses premiers compagnons ont permis de mettre à jour, sous le mur Est roman, une assise semi- circulaire s’appuyant sur le rocher et qui, vraisemblablement, constitue les fondations d’une chapelle primitive du IVème ou Vème siècle, sans doute elle-même bâtie sur les restes d’une acropole grecque ? (comme c’était bien souvent le cas pour les premiers édifices chrétiens). Tout en
faisant la part des choses entre tradition et réalité, il est certain que le christianisme
s’implanta très tôt dans notre région et qu’il laissa fortement et
durablement son empreinte. Des fouilles menées dans notre département et dans
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Pour
étayer cette approche, nous ferons référence aux rares inscriptions, aux
rares écrits arrivés jusqu’à nous et aux découvertes faites lors des
fouilles : * une inscription existe en bien mauvais état, sur le mur
à droite du chœur de l’église romane. On peut la déchiffrer comme suit :
«monumentum – CCCLXIIII - Sancto Petro » * La présence d'un « baptistère», reconstitué en
1967 après la découverte de ses principaux éléments enfouis en 1830, celle
d’une pierre d’Autel primitif, d’un mur semi - circulaire dont
la datation serait du IVème ou Vème siècle, sont autant d’éléments qui
semblent attester la présence de ce premier édifice religieux. |
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L’effondrement de la puissance romaine aux V°et VI° va livrer la région aux invasions barbares puis sarrasines, auxquelles s’ajoutera, jusqu’au X°siècle, une suite de guerres intestines. Cette époque fortement troublée par les pillages et les incendies, ne nous éclaire pas sur ce qui s’y est déroulé car rien n'est parvenu à ce jour. Si le christianisme s’est largement organisé autour des évêques d’Arles et de Marseille, il a, dès le V° siècle, encouragé un mouvement monastique important qui se symbolise par la fondation de l’abbaye de St Victor de Marseille, fondé par Saint-Cassien . Elle va exercer une influence considérable sur de nombreuses communautés religieuses de la région. |
L’église romane au XIéme |
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Ses abbés fondent sur la terre de Provence de nombreux prieurés et recevraient des dons de ces communautés. Ils ont pour mission d’apporter toute aide morale et matérielle aux habitants et participer par leur savoir-faire, leur instruction, leur travail, à la vie du village. Des exploitations agricoles sont créées, les salines des Embiez remises en état, des lieux de culte édifiés. L’abbé de St Victor devient «seigneur spirituel et temporel » de la cité de Six-Fours.Des documents montrent que Six-Fours était déjà un domaine de l'abbaye marseillaise dès le XI ° siècle. La
présence pontificale en Avignon à partir de 1309, ne fera qu’accentuer
la prospérité et l’influence pacificatrice de l’Eglise dans la région
comme l’arrivée des princes de |
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CHAPITRE
2 -
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On détruisit une partie de la nef romane ainsi que le prieuré. La première pierre fut posée en 1608. Sa forme gothique actuelle (6 chapelles) ne sera consacrée que vingt ans plus tard, le 3 juin 1634 par Monseigneur Auguste Forbin, de Solliès, alors évêque de Toulon. Lors de la cérémonie, les reliques de Saint Cyprien de Toulon et de Saint Mandrier de Six-Fours seront déposées au sein du maître autel. L’année suivante Jacques Lombard, curé de Six-Fours de 1610 à 1660, se rend à Rome et le Pape Urbain VIII, Souverain Pontife concède à perpétuité, pour l'église six-fournaise le «pouvoir des clefs de Saint-Pierre ». La bulle pontificale sera ensuite annexée par arrêté du Parlement de Provence et enregistrée au greffe de la cour à Aix en 1635. |
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Le 19 novembre 1648, le Cardinal Antoine de Richelieu, Primat des Gaules, Grand aumônier de France, mais aussi commanditaire de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille, érige l'église Saint-Pierre en Collégiale. Fort de ce privilège, la nouvelle Collégiale, placée sous le vocable de Saint-Pierre les Liens, se dote en 1656 de 60 stalles en noyer (œuvre de Pierre ARNAUD de Toulon) et d’un orgue (d’Etienne SENAULT de Bourges), dont il reste de nos jours 26 stalles et le buffet d’orgue. L’instrumentation est malheureusement hors d'usage. L'épisode
révolutionnaire ne voit disparaître qu’une faible partie
du trésor de |
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En 1801,
après la signature du Concordat entre l'Eglise et le Gouvernement du Premier
Consul, L'émigration
des Six-fournais pour la plaine et le bord de mer, s’accentue
avec le transfert du village vers Reynier en 1798. Elle a pour conséquence
fâcheuse de voir Cependant,
l’état du monument se détériore à nouveau avec la disparition du vieux
village puis la construction du fort militaire (1875-1877). En |
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A Aujourd'hui, l’édifice, grâce à « l’Association des
Amis de Depuis
1975, elle est devenue, avec les Nuits de |
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CHAPITRE
3 – PRESENTATION SOMMAIRE DE
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La partie romane mesure Elle a été réalisée pierres calcaires gris bleu d’Evenos. Si on ne connaît pas la date exacte de son origine, l’église porte, dans son architecture, la marque de style roman : sombre, massive, en forme de croix latine avec deux chapelles légèrement trapézoïdales à fenestrages en biseau étroit et cintré. Sa voûte en berceau permet à l’ensemble de dégager une impression de force tranquille et parfaitement équilibrée. En rentrant par la grande porte principale, on débouche sous la tribune supportant «l’orgue», actuellement hors d’usage, ses tuyaux d’origine ayant disparu. Les orgues cessèrent de résonner vers 1840. Le buffet du XVII° présente encore un bel aspect. Elles avaient été commandées à Etienne Senault, fabricant d’orgues à Bourges (capitale du Berry) et installées en 1656.
Dans le
chœur, on peut observer un autel imposant datant assurément du
Vème siècle. Il convient de noter la rareté de ce type d'autels rencontrés
dès les premiers temps du christianisme. |
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* Derrière l’autel, mis à jour en 1965, un mur semi-circulaire, qui est le vestige d’une «abside » semi-circulaire, ainsi qu’un réseau de caniveaux en pierres non maçonnées, antérieurs à la construction de l’église romane qui passait sous le sol de l’église romane (vraisemblablement du V ou VIème siècle.
De part et d’autre de la nef, deux chapelles ou collatéraux : chapelle Sainte-Catherine, aujourd'hui chapelle de l'enfant Jésus et Chapelle Sainte-Madeleine
A l’extrémité Ouest de l’Eglise
romane, ou Chapelle Ste Philomène on remarque le Baptistère du V°
siècle, quelques objets trouvés lors des fouilles et
le * Polyptyque de 1487 « |
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Comportant deux registres de 5 panneaux, il est attribué
à Louis BREA (1450-1489) artiste, issu d’une lignée de peintres niçois qui
laissa de nombreux polyptyques au XV° en Provence et en Ligurie. Un bien rare
chef d’œuvre, prémice de
Evolution de la partie romane et rappel historique Au XIII° siècle le Prieuré de Six-Fours était un des plus
importants de la région. Un clocher fût installé à cheval sur le mur Est de
la nef romane et plus grave, on procéda à la démolition d’une grande
partie du mur Nord et de la voûte centrale pour construire la nouvelle
église. De forme carrée, il possède quatre baies dont deux sont munies de
cloches. Celles d'origine furent vraisemblablement, comme tant
d'autres, fondues à Vers la fin du XIV°, l’influence de St Victor commença à décliner, les moines furent rappelés dans leur monastère et remplacés par des prêtres séculiers qui seront à la fois soumis à l’abbé de St Victor et à l’Evêque de Toulon. |
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Comme
nous l’avons mentionné, on découvre une architecture curieuse. Faute de
terrain disponible, il a fallu sacrifier une partie de l’ancienne église. La
partie gothique s'encastre dans le monument roman (dont une partie de la
façade Nord a dû être démolie). Cette église nouvelle mesure A
l’Ouest, on trouve Sur
le mur Sud : un tableau (école du Midi de |
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Horace Vernet, grand peintre français, eut ce commentaire a propos de ce tableau et du polyptyque : il est dommage que de pareils trésors soient inconnus et se trouvent ensevelis dans le fond des provinces. Mur Nord :
* « Ce tableau comprend une multitude d’anges ainsi que Saint-Dominique, Sainte-Catherine de Sienne et diverses scènes très détaillés du mystère de la passion. Ce mystère est une dévotion répandue à la fin du XVème siècle et propagée par les Dominicains. Cette œuvre d’un art et d’un travail infini, avec un sujet iconographique très particulier, pourrait être mise en rapport avec l’installation de la confrérie du Rosaire à Six-Fours.
Chapelle Saint Anne Deux tableaux représentant : « Saint Anne » XVI° siècle – CMH en 1911, vraisemblablement de la 2° école de Fontainebleau Et la « Vierge et l’Enfant Jésus avec Sainte Anne » Toile naïve du XVII° de Charles PIERRET organisée en deux registres |
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En
1971, fut réouverte sur le mur Ouest de cette chapelle, une porte qui,
autrefois, communiquait avec l’hôpital Saint Jacques lequel existait déjà au XVI°
siècle et qui fut entièrement détruit à Dans toutes les chapelles, nous pourrons remarquer quelques ex-voto et quelques bustes reliquaires des différents saints vénérés à cette époque |
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Le Maître-autel * Devant le Maître-autel, une statue en bois de St Pierre du XIX° siècle (elle est portée à dos d’hommes lors de la fête votive du premier dimanche d’août).
On
remarque : * un autel en marbre blanc de la fin du XIX° siècle |
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Dans
la partie Est, * Un tableau représentant « Le jugement dernier » ou «les âmes du Purgatoire » (1628) – CMH en 1911 de Guillaume GREVE. Il représente le Purgatoire dans lequel les âmes, dans la douleur et la résignation, attendent l’heure de leur délivrance * Sur le mur Sud «une prédelle » du XVII° siècle - CMH en 1911 - qui peut-être attribuée à G.Grewe et où l’enfer est peint dans un genre du XV°. * Cette chapelle comporte quatre caveaux voûtés. Sous une vitre, on distingue l’intérieur d’un caveau avec un exemple de sépulture sommaire (ossements, et restes de cercueils) évidemment antérieure à 1776. C’est par un décret du roi Louis XV, le 15 mai 1776, que l’on interdit d’inhumer dans les caveaux des églises, certains furent vidés et transportés dans un fossé, d’autres furent condamnés.
Dans Un autre tableau représente un « Saint évêque » (Saint Clair ) daté de 1624 * Sous la vitre «un caveau » avec des ossements retrouvés lors des fouilles réalisées pour la mise à jour du sol de l’église romane (-0,80m). ils proviennent d’un cimetière antérieur au XV° siècle et déclassé. |
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( Dans Un tableau représentant «la fuite en Egypte » du XVII° siècle.
Un autre tableau représentant la «Vierge de l’Assomption » de Feraud (1840). C’est une copie du célèbre tableau du même nom de B. Murillo. |
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L’environnement «des paysages de Léonard de Vinci »
La
montée du Fort, vers Le périple peut se faire en empruntant à pied le petit sentier (ancienne calade) qui part de l’oratoire, en faisant le tour de la colline par le coupe-feu réalisé après le terrible incendie de 1985. |
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Vous admirerez
le magnifique panorama périphérique qui s’offre à vous : la rade de
Toulon avec les sommets du mont Caume (796m),du Coudon (702m), du Faron
(665m), Giens, Ollioules, Evenos, |
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Ruine
de
Le 13 avril 1861, Gorges Sand en convalescence à Tamaris «monte » à Six-Fours : «c’est dur de monter à pieds, la vue est immense et magnifique, ça me rappelle les fonds de paysage de Léonard de Vinci » (Voyage dit du midi 1861)
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HERALDIQUE DE SIX-FOURS |
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L’ancien cachet «le grand cachet de Six-Fors », Ces cachets portaient en leur centre un écu soutenu de lauriers portant une coquille de pèlerin.
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Le seel de Six-Fors Portait au centre le même écu que le cachet.
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Armoiries de Six-Fours :
Actuellement, elles sont représentées par : « une coquille d’argent ombrée de sable » avec comme ornements extérieurs «un écu timbré d’une couronne murale d’or à trois tours soutenu par deux palmes d’or à la pointe passée en sautoir » (enregistrée à l’Armorial des communes de Provence le 20 novembre 1696 et à l’Armorial général de la bibliothèque nationale de Paris le 20 juillet 1700). A noter qu’en 1323, le fond était d’azur. La présence de
la coquille de pèlerin dans les armes de Six-fours honore peut-être la
mémoire de Hugues Geoffroy, comte de Provence et seigneur de Six-Fours de
1053 à 1063. Il légua ses biens aux abbés de St Victor avant de partir pour
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Blason de Il est «d’azur à la croix hendée d’argent, à deux clefs posées en sautoir ».
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Le blason est inspiré des clefs de St Pierre, patron de l’église de Six-Fours. La date de 1651 correspond à peu prés à la date de l’érection de l’église en Collégiale (1648) |
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L’ASSOCIATION« Les
Amis de Qui mieux que le Commandant Guérin pouvait rendre hommage à cette poignée de bénévoles (mais qui malheureusement nous a quitté le 29 août 2004): |
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François
Jouglas, ingénieur à |
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Première
tâche, restituer à la vieille nef romane, pour sa partie encore existante, son
aspect d’avant 1608. François Jouglas retrouve et reconstitue le sol
dissimulé sous 80cm de remblai. Pour commencer, il fallut déplacer le grand
Autel primitif, démonter et transférer dans l’église gothique le polyptyque
et le grand retable l’encadrant. Au cours de ces travaux, l’équipe
découvre l’assise semi-circulaire d’un sanctuaire primitif et François
Jouglas découvre sous la table du grand autel, les vestiges des reliques (de
Saint Mandrier et Saint Cyprien). Elles se trouvent aujourd’hui derrière le
Maître-autel. |
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1983 – Sondage Chapelle St Catherine – Cautelier, Ridor |
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Cette
poignée de bénévoles décide de donner au projet une existence officielle en
créant, en 1971, une association (loi 1901) «les Amis de Nantie de deux documents, l’un de l’Architecte départemental, l’autre du Conservateur des objets d’Art du Var, l’Association est alors autorisée à effectuer des travaux de « strict entretien » ? Avant d’entretenir, il fallait l’évidence avoir quelque chose à entretenir. |
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Solution : restaurer, découvrir, construire… La municipalité de l’époque, emmené par son Maire, le Docteur Baptiste, donna son accord sans aucune formalité préalable.Les semaines, les mois, les années passèrent. C’était un travail immense et sans fin dont on n’entrevoyait jamais le bout. D’autres bénévoles : Quatreville, Ridor, Bisaro…Certains venaient une journée voire une semaine mais voulaient surtout participer aux fouilles. Toutefois dans ce genre d’activités nous étions étroitement surveillés par des responsables archéologiques, mais les travaux dépassaient en fait largement le « strict entretien ». |
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Les principes généraux étaient respectés : ne rien détruire, ne rien transformer. L’architecte des monuments historiques se montrera toujours satisfait. Certains travaux furent assez pénibles car ils allaient de la toiture jusqu’au fond des caveaux :soit une multitude de travaux divers se chiffrant par des milliers d’heures de travail, avec l’aide des Services techniques de la municipalité sous la conduite d’Alain Decorme. Il convient d’ajouter l’aide occasionnelle apportée par un groupe de jeunes de Bourges, par les élèves du CIN St Mandrier, des appelés du Fort, l’entreprise Quélin de Brignoles chargée un temps de la réfection complète des charpentes et toitures qui nous apporta ses conseils et nous alimentait gracieusement en chaux hydraulique «réglementaire ». |
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1984 – Les jeunes de Bourges avec M.Ridor |
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Gilbert Louage, artiste peintre décorateur Six-Fournais, procède au délicat nettoyage des colonnes d’un retable en 1972 |
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Un aperçu de l’importance des travaux en 1972 réalisés par une poignée de bénévoles et d’artisans locaux sous la conduite de François Jouglas, avec l’accord des autorités officielles : les tableaux décrochés pour nettoyage, les retables déposés pour restauration, des heures, des jours, des années d’un travail phénoménal que nous pouvons admirer aujourd’hui. C’est l’art dans toute sa perfection qui a retrouvé sa fraîcheur originelle et qui réjouit nos yeux. |
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Quelques objets découverts au cours des travaux : débris de fioles, cruchons, monnaies, médailles… |
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Le 10 octobre 1979, François Jouglas nous quittait et l’on peut croire que St Pierre l’attendait, au coin de la porte, pour lui remettre la palme du bon et loyal serviteur.
D’autres
tâches viendront s’ajouter : recrutement de nouveaux adhérents,
l’accueil des visiteurs de plus en plus nombreux, la mise en place d’une
«boutique » afin d’arrondir nos finances et l’organisation de
concerts : le Festival de Provence, le Collège Vocal de Bandol, les
chorales locales et la venue d’artistes prestigieux : Lily Laskine,
Fontanarosa, Madeleine de Valmalete…et bien d’autres.
L’Association était en place, la relève assurée, les tableaux les plus altérés pouvaient être envoyés en restauration vers des ateliers agréés. En 1985, grâce à des crédits des monuments historiques, il fut entrepris la réfection partielle des toitures, ainsi que de la charpente de la nef gothique. En 1996,
la municipalité faisait remettre en état une toute petite partie des vitraux
en conformité avec ceux réalisés en 1865.
Le Bureau actuel exprime toute sa gratitude à l’équipe de François Jouglas, et au Commandant Guérin, qui nous a quitté en cette année 2004. Ils n’ignoraient pas en commençant ce dur labeur qu’ils y auraient toujours des amis bénévoles pour faire perdurer son rayonnement. Nous
avons voulu rendre hommage à ces «Compagnons » et surtout montrer à ceux
qui liront ces lignes l’immense tâche accomplie. Il convient d’imaginer
l’état délabré, exposé aux vents d’Est, dans lequel nos prédécesseurs ont
trouvé ce sanctuaire. Si lors de Quel plaisir de nos jours lorsque nous découvrons ce patrimoine séculaire quelque peu oublié ou méconnu mais pourtant d’une grande richesse artistique et culturelle.
Chers amis, vous avez apprécié ces quelques lignes et découverts partiellement ce patrimoine. Les membres bénévoles de l’association seraient heureux de vous recevoir dans ce lieu millénaire et vous pourrez faire partie des 15 000 visiteurs qui chaque année admirent et apprécient le dernier vestige du Vieux Six-Fours. Vous
pourrez ainsi participer à la conservation de Nous vous en remercions.
Le Bureau
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QUELQUES DATES A RETENIR SUR
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Vue de |
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SIX-FOURS, SEX-FURNOS, SEX FURNIS :
Ancien four, ancien feu, ancien fort ou village fortifié, c’est cette version qui est la plus plausible comme le disait le notaire Jean DENANS en 1706 en situant ces lieux fortifiés : Au
Peyron (vieux chemin de Le Brusc,
Le Cap Nègre,
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Hugues
GEOFFROY, comte de Provence et Seigneur de Six-Fours, légua ses terres
aux abbés de Saint-Victor avant de partir pour Ces armes portaient la coquille de Saint-Jacques, insigne de ceux qui marchent vers Dieu, symbole d’éternité
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